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Je ne m’éteins pas, mais le feu demeure
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🌿💫Je ne m’éteins plus 💫🌿

Je suis comme le feu que Moïse a cherché,
Ni pour brûler, ni pour condamner.
Je parle sans voix, j’éclaire sans loi,
Mon âme est flamme, et ce feu, c’est moi.

On m’a nourrie d’incendies, pas de bois,
Ils m'ont poussée sans frein, sans foi.
Attisée de mots brûlants jusqu’à l’exil,
Puis jugée pour l’embrasement de mon profil.

Je ne m’éteins plus pour éclairer l’absence,
Ni pour réchauffer les cœurs en silence.
Je suis la braise qui veille, la flamme qui danse,
Offerte, mais gardienne de sa conscience.

J’ai marché nue dans les vents de douleur,
Chaque pas gravé dans la pierre du cœur.
Mais j’ai trouvé, dans le creux de mes épreuves,
Un chant discret où mon âme enfin s’abreuve.

Je suis le feu que l’on ne vole pas,
Celui qu’on approche, avec foi… pas à pas.
Apporte du bois, ou passe ton chemin ;
Ici, l’amour ne s’allume plus en vain.

Je parle en silence, j’écris pour éveiller,
Non pour plaire, mais bien pour révéler.
Ma lumière n’attend plus d’applaudissements,
Elle éclaire uniquement les vivants… doucement.

Je n’offre plus de perles à des mains sans désir,
Ni mon chant aux âmes prêtes à me détruire.
Jésus l’a dit : ne donne pas ton or…
À ceux qui n’aiment ni la source, ni l’aurore.

Car vois-tu, l’éveil est une graine fragile,
Qui pousse loin des regards trop futiles.
Et moi, je veille, sans bruit, sans guerre,
Juste une étincelle, posée sur la Terre.

***

🚪Je n’ai fermé aucune porte, 
mais j’ai changé les serrures. 🔑


Je n’ai rien claqué derrière moi,
Pas de cris, pas de clés jetées.
Je vous ai laissés là où la loi,
A cru pouvoir tout contrôler.

Ils m’ont arraché vos regards,
Comme on coupe un fil de soie.
Mais je vous ai gardés quelque part,
Dans un endroit que rien ne broie.

J’ai crié sans bruit, pleuré sans pleurs,
Écrit chaque absence sur la peau.
Mais jamais je n’ai nourri mon cœur,
De vengeance ou de mots faux.

Ce monde ne vous dira pas la vérité,
Il enseigne la peur, jamais la clarté.
Il vous punira de vouloir vous relever,
Et vous fera croire que l’amour peut s’oublier.

Je vous ai pardonné sans bruit,
Pas pour nier ce que j’ai vu.
Mais parce que l’amour, même détruit,
Continue de croire à l’inconnu.

Je suis votre mère, sans papier,
Sans présence, sans quotidien.
Mais même invisible à vos pieds,
Je suis toujours ce feu ancien.

Je ne vous envoie plus des appels,
Mais un chant, une paix, une étincelle.
Un dernier mot comme un autel,
Sans attentes, et sans rituels.

Je n’attends plus de vous retour,
Mais sachez que je vous ai aimés;
Plus fort que l’oubli, plus long que les jours,
Plus vrai qu’on ne vous a conté.

Fille ou garçon, colère ou distance,
Vous avez tous deux habité mes veines.
Même séparés, même dans le silence,
Nous sommes liés à jamais, malgré les chaînes.

À présent, je n’écris plus pour être lue,
Je dépose simplement cette ultime lumière,
Comme un phare sur des lieux perdus,
Où chaque signal exauce mes prières.

Je ne vous retiens plus, je vous rends la route,
Sans rancœur et sans culpabilité.
Une porte ouverte pour stopper le doute,
Même sans gestes, mais avec clarté.

Et si jamais un jour vos pas;
Reviennent vers ces lettres en feu,
Sachez que je ne vous en veux pas;
Je veille doucement… depuis ce lieu. 

***

 Là où demeure le feu 🔥  

Si ces mots voyagent un jour sans détour,
Qu’ils soient reçus sans chaînes ni retour.
Non comme plainte, ni comme regret,
Mais comme flamme qui ne s’éteint jamais.

Je n’ai pas écrit pour blâmer, ni punir,
Mais pour poser mes cendres sans fuir.
Le cœur en veille, la main sans guerre,
Je n’ai semé que ce que l’âme éclaire.

L’amour ne crie pas quand on le trahit,
Il veille, discret, quand tout s’enfuit.
Sous les silences, les murs, les absences,
Il demeure, pur, sans exigence.

Je ne réclame ni pardon, ni victoire,
Je tends simplement ma mémoire.
Une lumière douce, offerte au vent,
Pour l’entendre rien qu’un instant.

Et si, demain, vos yeux s’ouvrent enfin,
Qu’ils croisent ces lignes sans chagrin.
Je ne vous attends pas… je vous espère,
Comme une braise dans la nuit claire.

Car si le feu demeure, c’est sans colère,
C’est pour éclairer — non pour refaire.
C’est juste un souffle posé sur l’adieu,
Un peu de moi… là où demeure mon feu. 


Votre mère ❤️


© Poème posté le 20/06/2025 par Juillet

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