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Au versant des collines
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Causse aride où s’attarde un hiver sans espoir,
Esclave d’un été qui, sitôt né, décline,
Tu embaumes tes prés pour un instant de gloire
Que l’or et l’incarnat de ta flore enlumine.

On ne sait où s’asseoir, vers où se diriger,
Tant les fleurs dans leur hâte, en foule rivalisent
Pour offrir à l’abeille un plaisir partagé
Dans l’air ensoleillé, vibrant de vocalises.

Une fièvre charnelle enflamme la contrée
Dans un grand tourbillon d’ailes et de plumage ;
C’est le vol en zigzag des insectes dorés,
Le bal des papillons sur les pensées sauvages.

Fidèle au rendez-vous de ce peuple éphémère
Qui triomphe du Temps, j’observe et je butine
Sur les sentiers étroits de ce pays austère,
Quelques vers pour capter le secret des collines.

© Poème posté le 07/06/2025 par Cardaline

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