Pour Irène
7
La brume estompe la colline,
Les trembles flottent devant moi.
Mon âme tremble en ma poitrine,
Comme attendu, faible et sans voix.
Et tandis que le froid me fige,
Mon regard, sur le sol gelé,
Va s'attardant sur les vestiges
De quelque jardin mutilé.
Depuis les ténèbres muettes
Où un carreau un peu luira,
Ta fugitive silhouette
Incertaine, se montrera.
Toute pensée anéantie,
Fiévreux, je verrai dévoilé
Le visage que, de ma vie,
Je n'aurai pas pu contempler.
Les trembles flottent devant moi.
Mon âme tremble en ma poitrine,
Comme attendu, faible et sans voix.
Et tandis que le froid me fige,
Mon regard, sur le sol gelé,
Va s'attardant sur les vestiges
De quelque jardin mutilé.
Depuis les ténèbres muettes
Où un carreau un peu luira,
Ta fugitive silhouette
Incertaine, se montrera.
Toute pensée anéantie,
Fiévreux, je verrai dévoilé
Le visage que, de ma vie,
Je n'aurai pas pu contempler.
C'est mon adaptation d'un poème russe de A.V. Jigouline, que je trouve fascinant et qu'on peut entendre chanté en V.O. (par Efimytch) ici par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=8fmXouXi-h4&ab_channel=%D0%95%D1%84%D0%B8%D0%BC%D1%8B%D1%87
Comme quoi les Russes sont parfois capables de produire autre chose que des bombes et des missiles...
Comme quoi les Russes sont parfois capables de produire autre chose que des bombes et des missiles...
