Sur la colline
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Depuis le sentier qui serpente
A travers les bois de Huelgoat
Chante la douce fée qui hante
Cette forêt si mordorée
Je n'ai qu'une envie qu'une hâte
Apercevoir à l'horizon
La colline au doux mamelon
D'où s'élève impérial, le cèdre
Etalant ses branches altières
Au sommet, fier, il déploie sa
Haute magnificence qui
Lui confère tel un pacha
Sa toute puissance alanguie
La colline s'enorgueillit
D'un tel trophée là sur sa croupe
Et l'oiseau relève sa houppe
Pour chanter aux aurores roses
L'harmonie de cette amitié
Entre le cèdre dans sa pose
Son piédestal ou sa moitié
Entre cèdre et colline alors
S'élève un tendre chant d'amour
Tissé d'invisibles fils d'or
Du crépuscule au petit jour
