Les beaux atours
1
J’avais écrit tout un poème,
Y plaçant le tremblant espoir
Que vous en deviniez le thème…
Sincère, il devait émouvoir.
Cueilli sur les ailes du vent,
Enflammé de rimes fragiles,
J’avais ce bouquet courtisan
A vous offrir, simple et fébrile.
Dans son clair feuillage caché,
Mon cœur y jouait du violon;
J’avais glissé sans les forcer
Des mots du rose des bonbons
Enrobés de papier de soie…
J’ai attendu, guetté longtemps
Une entrevue, de vous à toi
Rêvé d’un fou rapprochement,
M’en faisant déjà grande fête…
Peut-être ai-je été maladroit,
Si je suis trop mauvais poète,
Ah Madame ! Pardonnez-moi.
La leçon m’est cruelle et dure...
Même née d’un encrier-cœur
Les beaux atours de l’écriture
N’ont au fond guère de valeur.
Y plaçant le tremblant espoir
Que vous en deviniez le thème…
Sincère, il devait émouvoir.
Cueilli sur les ailes du vent,
Enflammé de rimes fragiles,
J’avais ce bouquet courtisan
A vous offrir, simple et fébrile.
Dans son clair feuillage caché,
Mon cœur y jouait du violon;
J’avais glissé sans les forcer
Des mots du rose des bonbons
Enrobés de papier de soie…
J’ai attendu, guetté longtemps
Une entrevue, de vous à toi
Rêvé d’un fou rapprochement,
M’en faisant déjà grande fête…
Peut-être ai-je été maladroit,
Si je suis trop mauvais poète,
Ah Madame ! Pardonnez-moi.
La leçon m’est cruelle et dure...
Même née d’un encrier-cœur
Les beaux atours de l’écriture
N’ont au fond guère de valeur.
