Ode à l’Écriture
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Ode à l'Écriture
Du Livre qui parle aux Âmes
Dans une grotte, sans repère et dans le désert,
Où l’homme errait, orgueilleux et amer,
L’ange Gabriel descendit du ciel,
Portant la Parole, solennelle et réelle.
Dans l’obscurité, où le silence oppresse,
Le Prophète tremblait, envahi de détresse.
Un enlacement soudain, fort mais tendre,
Et une voix douce, venue pour l’entendre :
Une lumière, sans feu ni fumée,
Venue du ciel, douce et affirmée.
Ni fable, ni rêve aux mots volatiles,
Mais Parole d’un Dieu, Écriture subtile.
Il ne se lit pas, il se laisse habiter,
Comme un chant sacré venu d’éternité.
Chaque mot porte un monde caché,
Chaque silence y est une clarté.
Il parle aux pauvres, aux rois, aux savants,
Et chacun trouve en lui un refuge, un élan.
Il brise les chaînes, relève les voix,
Et rend à l’homme la foi et le choix.
Il ne promet ni trône ni fortune,
Mais la paix d’un cœur lié à la Lune.
Il dit : « Lis, au nom de ton Seigneur »,
Et ce verbe seul renverse la peur.
De la grotte sacrée au monde entier,
Il s’est répandu, inscrit dans le calendrier,
Au fil de vingt-trois années de pure lumière,
Comme une pluie douce sur terre désertière.
Pas un mot n’a glissé hors du dessein,
Pas une lettre sans raison ni lien.
Les poètes se turent, confondus,
Face à des vers jamais entendus.
Et les cieux, eux-mêmes, dans leur silence,
Tressaillent devant tant de puissance.
Il guérit les maux, apaise les douleurs,
Fait pleurer les sages, fait frémir les cœurs.
Chaque verset est un monde en soi,
Un pont entre l’homme et la loi.
Il parle de Moïse, de Jésus, de Marie,
Des Prophètes anciens, de leurs nuits flétries.
Il n’est pas un Livre contre, mais un Livre avec,
Un écho du ciel sur la poussière de la Mecque.
Le Coran n’est pas étranger à ton histoire,
Il parle de toi, de ta quête, de ton miroir.
Il dit : « Il n’y a pas de contrainte en religion »,
Et rappelle que toute âme a droit à sa vision.
Il n’ordonne pas la guerre, mais la justice,
Il défend l’orphelin, la paix, les prémices.
Il parle aussi du plus grand des devoirs,
Celui qu’on mène loin des regards.
Contre l’ego, ce roi sans miroir,
Il trace la voie, sans voile ni pouvoir.
« As-tu vu celui qui prend pour dieu son désir ? »
Dit le Livre, comme un reflet à haïr.
Car le vrai jihad n’est pas de territoire,
Mais d’éteindre le feu de l’ego illusoire.
On dit parfois qu’il enferme ou qu’il divise
Mais l’as-tu lu ? As-tu franchi ses frises ?
Ceux qui jugent sans l’avoir approché
Parlent souvent d’un Livre qu’ils n’ont jamais touché.
Ce n’est pas un cri, mais une respiration,
Pas un ordre, mais une invitation.
Il célèbre les peuples, leurs langues, leurs couleurs,
Comme des signes de Dieu, éclats de Sa grandeur :
« Ô hommes ! Nous vous avons faits nations et tribus,
Pour que vous vous connaissiez, non pour être exclus. »
Dans la diversité, l’amour trouve son chemin,
Et dans l’entraide, l’humanité renaît main dans la main.
Et ceux qui croient, vraiment, n’attendent pas l’appel,
Leur cœur devance la plainte, leur âme se rebelle.
Ils voient la douleur, et tendent la main sans détour,
Contre l’indifférence, la peur ou les discours.
Ils n’attendent pas qu’on crie à l’aide pour se lever
Car la foi, dit le Livre, agit sans se faire prier
Elle donne sans condition, lutte sans permission
Avec les biens, les corps, les cœurs par conviction.
Il dit que la femme est une âme complète,
Non pas une ombre, mais une lumière parfaite :
« C’est d’un seul être qu’Il vous a tous créés »,
Homme et femme, unis dans leur clarté.
Ce n’est pas un Livre qui rétrécit son espace,
Mais un témoin qui lui rend toute sa place.
Dans sa Parole, la femme trouve sa voie,
Non sous la contrainte, mais libre dans sa foi.
Il l’élève, il la protège, il la chérit,
Souveraine entière de son esprit.
Qu’elle soit mère, épouse ou fille,
Elle brille d’honneur, et sa tendresse scintille.
Il parle aux esprits libres, aux consciences nues,
À ceux qui doutent, à ceux qui ne savent plus.
Il ne force pas la foi, il l’éveille,
Comme le soleil qui doucement démaille les veilles.
Et quand il parle du combat, ce n’est pas pour dominer,
Mais pour défendre la paix, la dignité.
« Quiconque tue une âme, dit-il, tue l’humanité »
Un verset si fort qu’il fait trembler la cruauté.
Ô toi qui doutes, pose le Livre sur ton cœur,
Lis-le sans peur, sans filtre, sans rancœur.
Il ne t’enchaînera pas, il te parlera
Peut-être d’abord en silence, mais il t’écoutera.
Ce n’est pas un livre de haine ou de guerre,
Mais une main tendue vers la lumière.
Un cri d’amour, un rappel de justice,
Un refuge pour l’âme, une promesse lisse.
Alors écoute, ô toi qui passes,
Toi qui cherches, au détour d’une impasse.
Le Coran n’est pas un code figé,
Mais un chant, un miroir, un sentier.
Il ne t’enferme pas dans un passé révolu,
Il t’élève, t’interpelle, te rend à l’inconnu.
Ses versets sont vivants, ils respirent, ils pleurent,
Et dans leur souffle, une promesse demeure.
Il guide qui Il veut, par Sa lumière infinie,
Laissant s’égarer toute âme qui Le renie.
Il enseigne la sagesse aux esprits éclairés,
Guérit le cœur du pécheur, qui revient apaisé.
Il parle aux cœurs brisés, aux âmes épuisées,
À ceux qui tombent, à ceux qui veulent s’élever.
Il n’appartient pas à une race, à une nation,
Mais à chaque être en quête de direction.
Des temples d’Asie aux rues de Paris,
Des dunes du Maghreb aux toits de Damas enfouis,
Il vit, il pulse, il unit et rappelle :
« Ô enfants d’Adam, Je suis près... plus près que vos veines fidèles. »
Et nous, lecteurs aux paupières ouvertes,
Portons ce Livre comme une rose offerte.
Non pour juger, mais pour éclairer,
Non pour dominer, mais pour aimer.
Le Coran, c’est un vent dans les grilles rouillées,
Un appel au juste, à l’âme déliée.
C’est le murmure du Très-Haut à l’humanité,
Un feu doux, un phare d’éternité.
Alors que ton cœur soit croyant, curieux ou meurtri,
Ne détourne pas le regard, il t’invite, alors, vas-y… lis !
Car peut-être, dans un seul de ses mots,
Un monde s’ouvrira…Et tu renaîtras à nouveau.
Petite plume libre ✍️
Avant les mots, il y eut un souffle.
Et ce souffle devint Écriture…
Quand l’Écriture devient souffle, elle n’est plus un simple assemblage de mots : elle élève, éclaire et relie.
À travers ces vers, je rends hommage à une Parole sacrée, non pour l’expliquer ni la défendre, mais pour en faire entendre la lumière, la beauté, l’appel.
Ma plume se veut humble messagère, déposant des mots comme on tend une main: car notre monde en a vraiment, profondément besoin.
Rendre le sacré accessible sans le profaner.
Inspirer sans imposer.
Toucher sans forcer.
Telle est toute l’intention.
Le Livre se compose de 6 236 versets répartis en 114 chapitres.
Alors, pardonnez la longueur de mon poème…
