Eden-sortie ouest
L’onde est plissée de rides éternelles,
Le silence ourlé de battements d’ailes,
Un oiseau de feu se perd en mirage,
L’oeil cillant d’Hélios consume un nuage,
Un arbre se penche sur son passé,
L’air bienveillant l’a bercé un instant,
La pluie éparpille l’or des genets
Sur le rivage où danse un goéland,
Quelle ombre furtive poursuit le sable
Tourbillonnant en ronde d’étincelles?
L’enfant jongleur d’un geste formidable
En vole plusieurs, titan infidèle,
Fils de Prométhée, sorti de l’Eden,
Que deviendras-tu, un nouveau Golem?
Laisse s’envoler ces quelques poussières,
A toi, funestes, quand viendra l’hiver.
Le silence ourlé de battements d’ailes,
Un oiseau de feu se perd en mirage,
L’oeil cillant d’Hélios consume un nuage,
Un arbre se penche sur son passé,
L’air bienveillant l’a bercé un instant,
La pluie éparpille l’or des genets
Sur le rivage où danse un goéland,
Quelle ombre furtive poursuit le sable
Tourbillonnant en ronde d’étincelles?
L’enfant jongleur d’un geste formidable
En vole plusieurs, titan infidèle,
Fils de Prométhée, sorti de l’Eden,
Que deviendras-tu, un nouveau Golem?
Laisse s’envoler ces quelques poussières,
A toi, funestes, quand viendra l’hiver.
