Elle
2
Je la vis sous l’astre blême,
tressée de lumière et d’ombre,
son pas frôle, doux emblème,
les pavés qu’en rêve elle encombre.
Elle cueille aux vents des cendres,
les jette aux cieux, main tendue,
et mon cœur, de loin, la guette,
comme un songe éperdu.
Or le renard des crépuscules,
frôle son pied sans mot dire,
comme un spectre au cœur des nules,
l’échine rase, prêt à fuir.
Elle s’assoit près des rivières,
conte aux pierres ses secrets,
et le jour devient prière,
quand son souffle s’y soumet.
Amour muet, cruel supplice,
flamme douce qu’on réprime,
elle est l’or d’un jour propice,
moi le souffle d’un abîme.
Je demeure hors du cercle,
hors du chant, hors de la vie,
contemplant son rire en boucle,
comme un hymne à l’infini.
Si je n’ai qu’un mot à dire,
un seul cri, un dernier vœu,
ce sera d’aimer sans dire,
d’aimer comme on aime en feu.
Mais las ! Qui suis-je pour l’aimer ?
Un souffle errant, vain murmure,
fardé d’ombre et de blessure,
un reflet qu’au jour l’on tait.
Et elle, une déesse sans rivale,
d’un regard, elle effleure le ciel,
sa lumière aveugle et magistrale,
embrasant le monde de son sel.
tressée de lumière et d’ombre,
son pas frôle, doux emblème,
les pavés qu’en rêve elle encombre.
Elle cueille aux vents des cendres,
les jette aux cieux, main tendue,
et mon cœur, de loin, la guette,
comme un songe éperdu.
Or le renard des crépuscules,
frôle son pied sans mot dire,
comme un spectre au cœur des nules,
l’échine rase, prêt à fuir.
Elle s’assoit près des rivières,
conte aux pierres ses secrets,
et le jour devient prière,
quand son souffle s’y soumet.
Amour muet, cruel supplice,
flamme douce qu’on réprime,
elle est l’or d’un jour propice,
moi le souffle d’un abîme.
Je demeure hors du cercle,
hors du chant, hors de la vie,
contemplant son rire en boucle,
comme un hymne à l’infini.
Si je n’ai qu’un mot à dire,
un seul cri, un dernier vœu,
ce sera d’aimer sans dire,
d’aimer comme on aime en feu.
Mais las ! Qui suis-je pour l’aimer ?
Un souffle errant, vain murmure,
fardé d’ombre et de blessure,
un reflet qu’au jour l’on tait.
Et elle, une déesse sans rivale,
d’un regard, elle effleure le ciel,
sa lumière aveugle et magistrale,
embrasant le monde de son sel.
