Pourquoi se plaindre ?
Pourquoi se plaindre ? On vit même assez bien,
des fins de mois pas vraiment difficiles,
dans un confort qui ne manque de rien
pour y couler, plus tard, des jours tranquilles ;
un bon emploi, comme dans tant de villes
on en recherche, on ne sait pas combien,
qui font des gens corvéables, dociles,
qu'on peut jeter quand on est un ancien.
Tant qu'on ignore encore la misère,
tant qu'on pourra remplir son frigidaire,
au jour le jour, de plats tout préparés ;
pour se loger sans avoir rien à craindre
tant qu'on aura quelques mètres carrés
d'intimité, dès lors pourquoi se plaindre ?
des fins de mois pas vraiment difficiles,
dans un confort qui ne manque de rien
pour y couler, plus tard, des jours tranquilles ;
un bon emploi, comme dans tant de villes
on en recherche, on ne sait pas combien,
qui font des gens corvéables, dociles,
qu'on peut jeter quand on est un ancien.
Tant qu'on ignore encore la misère,
tant qu'on pourra remplir son frigidaire,
au jour le jour, de plats tout préparés ;
pour se loger sans avoir rien à craindre
tant qu'on aura quelques mètres carrés
d'intimité, dès lors pourquoi se plaindre ?
Logés, nourris, blanchis, par l'État pris en main,
la révolte des gueux, ce n'est pas pour demain.
la révolte des gueux, ce n'est pas pour demain.
