Mon petit jardin sur mon île
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Petit jardin que j’ai quitté
Pour des perspectives plus claires
— Ou peut-être l’opacité
Morne, de banlieues austères —
Ton parfum marin me revient
Et ton ressouvenir perdure ;
Je comprends maintenant combien
Grande, fut ma désinvolture.
Quand je sors fumer dans ma cour
Mélancolique et maladive,
Je cède, dans le demi-jour,
À mon humeur contemplative.
Les cabarets et les tripots
Qui foisonnent dans les parages
Ne valent pas mes arbrisseaux
Et leur parcimonieux ombrage.
Je revois encore et toujours
Le petit banc de bois fragile
Qui semble attendre mon retour
Sous le cyprès, là-bas, dans l’île.
Mes égarements citadins
N’ont pas effacé les vestiges
Au fond de moi, d’un enfantin
Et odoriférant vertige.
Mais où est l’éblouissement
De midi sur la mer qui danse ?
Qu’est devenu mon hésitant
Fragment de terre et de silence ?
Peut-être que le vent d’été
Y décoiffe le tussilage
Mais qu’on y peut voir subsister
Des iris et des coquillages.
Pour des perspectives plus claires
— Ou peut-être l’opacité
Morne, de banlieues austères —
Ton parfum marin me revient
Et ton ressouvenir perdure ;
Je comprends maintenant combien
Grande, fut ma désinvolture.
Quand je sors fumer dans ma cour
Mélancolique et maladive,
Je cède, dans le demi-jour,
À mon humeur contemplative.
Les cabarets et les tripots
Qui foisonnent dans les parages
Ne valent pas mes arbrisseaux
Et leur parcimonieux ombrage.
Je revois encore et toujours
Le petit banc de bois fragile
Qui semble attendre mon retour
Sous le cyprès, là-bas, dans l’île.
Mes égarements citadins
N’ont pas effacé les vestiges
Au fond de moi, d’un enfantin
Et odoriférant vertige.
Mais où est l’éblouissement
De midi sur la mer qui danse ?
Qu’est devenu mon hésitant
Fragment de terre et de silence ?
Peut-être que le vent d’été
Y décoiffe le tussilage
Mais qu’on y peut voir subsister
Des iris et des coquillages.
