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Burlesque
1

J’erre au monde humain dévasté,
A la planète-pétaudière
Où la nature belle et fière
- Vous en souvient-il, vaste, hé ?

Attend patiemment que le quitte
Ce pou surmené qui l’habite,
Minuscule outlaw urticant
Qui, pignouf, pille le bord quand

Aux tréfonds tend l’étrave folle
De ce navire en perdition ;
Sans cap, sans lest et loin du môle :
Le vaisseau « Civilisation » !

Car l’océan gigantesque ouvre,
Sous la vague qui le découvre,
Bien des abysses infinis
- J’en vois vos esprits raffermis !

Moi-même vain, voire toxique
Je participe ! et l’Œuvre vif
Où je - kif-kif - boute le rif,
Est plus que maigre : anorexique !

La vie a vu souvent sa fin
Et, toujours, ressort le lapin !
Elle a partout le temps des mondes ;
Et nous seuls ! nous sommes immondes ;

Peut-être la planète - ici -
S’est usée à notre ânerie ;
L’équilibre, cette fois, si
Fragile a sauté… boucherie !

L’apocalypse, les enfants !
Aux stridulants cris triomphants
Des joueurs de rats et des flûtes !
Morts, les grand peuples que vous fûtes !

Si la terre va vers Venus,
C’est trop tard, la boule est foutue !
De ce qui, jusqu’à cœur tout tue,
S’enclenchent les processus nus !…

Mais si c’est la chose vivante
Qui, touchée, abat son gros ventre
Grand ouvert, sur l’étrange autel
Du confort (quel étrange hôtel),

Alors cet épiphénomène
Finira, comme un bref clin d’œil
- A l’échelle où l’univers mène
Le grand train qui fait son orgueil -

… Confiance ! Aux fosses futures,
En d’extravagantes tortures,
Nous disparaîtrons tous bientôt,
Poussés, pressés, au petit trot !

Je prêche - hips ! l’apocalypse ;
Ma parole titre en degrés ;
Ne craignez donc pas : intégrez !
Les maux ordonnés de l’abscisse,

Et ces délires de soiffard
Où feint de se fermer la hart
Au cou malades de nos vies
D’exigences surassouvies !

Tout va bien ! pour notre avenir !
S’il fallait, au cœur de nos fêtes,
Laisser les vieux chevaux hennir,
Ecouter les analphabètes !



Regardez ! Tout va t-il si mal ?
Comment ça, cancer terminal !
Vous n’êtes que, de sires tristes,
Les sujets mous et défaitistes !

Tous droits réservés © Poème posté le 13/09/2025 par Salus

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