Le Médoc
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Le pays de Médoc, c’est la verte oasis
Qui s’élève au milieu des landes de Gascogne :
Elle a des bois épais et des étangs fleuris,
Et des nappes de vigne aux sentiers infinis,
Belles à réjouir le poète et l’ivrogne.
Elle repose et tremble entre deux vastes eaux ;
L’Océan la dévore, et le fleuve la berce ;
La Garonne l’endort au chant de ses roseaux ;
De son pied irrité la mer la bouleverse
Et change tous les jours ses dunes en tombeaux.
Le Médoc est charmant, il réjouit la vue :
J’aime ses bourgs ombreux dans l’horizon noyés.
Ses brouillards du matin et ses bas-fonds rayés,
Ses pins toujours tremblants que traverse la nue.
Ses innombrables ceps qui croissent par milliers
Comme au pays Normand font les petits pommiers
Qui s’élève au milieu des landes de Gascogne :
Elle a des bois épais et des étangs fleuris,
Et des nappes de vigne aux sentiers infinis,
Belles à réjouir le poète et l’ivrogne.
Elle repose et tremble entre deux vastes eaux ;
L’Océan la dévore, et le fleuve la berce ;
La Garonne l’endort au chant de ses roseaux ;
De son pied irrité la mer la bouleverse
Et change tous les jours ses dunes en tombeaux.
Le Médoc est charmant, il réjouit la vue :
J’aime ses bourgs ombreux dans l’horizon noyés.
Ses brouillards du matin et ses bas-fonds rayés,
Ses pins toujours tremblants que traverse la nue.
Ses innombrables ceps qui croissent par milliers
Comme au pays Normand font les petits pommiers
Les poésies complètes - 1889
