Mélancolie
Elle affichait un nom : Mélancolie ;
Le peintre était soigneux mais débutant.
N’aurait-on pas dit plutôt Nostalgie ?
Qu’importe, au fond – c’est l’affaire du Temps.
Peut-être, dans cette boutique mauve
A-t-on vendu quelques antiquités ?
Un chat perdu de temps en temps se love
Sur le perron triste et infréquenté.
Et chaque jour, pendant bien des années,
Passant devant le vieux rideau de fer,
J’ai contemplé l’échoppe abandonnée
Et le local à tout jamais désert.
Havre oublié, vieux murs, pauvre royaume,
Où s’égarait quelquefois, désolé,
Comme un étrange et incongru fantôme,
Le souvenir d’un chaland en allé.
Et puis le vent, le grésil et la pluie...
Jour après jour, l’enseigne s’écaillait ;
Le nom passait, et la couleur enfuie
S’abandonnait aux soleils de juillet.
Nul ne savait qui fut propriétaire ;
Jamais personne, et je m’interrogeais :
Était-il mort, amer et solitaire,
En reniant son ultime projet ?
Assez rêvé, le conte se termine ;
Un jour courut une voix sous les cieux,
Faible au travers du fracas des machines,
Qui murmurait : Mélancolie, adieu.
Le peintre était soigneux mais débutant.
N’aurait-on pas dit plutôt Nostalgie ?
Qu’importe, au fond – c’est l’affaire du Temps.
Peut-être, dans cette boutique mauve
A-t-on vendu quelques antiquités ?
Un chat perdu de temps en temps se love
Sur le perron triste et infréquenté.
Et chaque jour, pendant bien des années,
Passant devant le vieux rideau de fer,
J’ai contemplé l’échoppe abandonnée
Et le local à tout jamais désert.
Havre oublié, vieux murs, pauvre royaume,
Où s’égarait quelquefois, désolé,
Comme un étrange et incongru fantôme,
Le souvenir d’un chaland en allé.
Et puis le vent, le grésil et la pluie...
Jour après jour, l’enseigne s’écaillait ;
Le nom passait, et la couleur enfuie
S’abandonnait aux soleils de juillet.
Nul ne savait qui fut propriétaire ;
Jamais personne, et je m’interrogeais :
Était-il mort, amer et solitaire,
En reniant son ultime projet ?
Assez rêvé, le conte se termine ;
Un jour courut une voix sous les cieux,
Faible au travers du fracas des machines,
Qui murmurait : Mélancolie, adieu.
J'avais prévu un texte ancien mis en chanson par l'IA, mais finalement j'ai choisi un texte récent (sur une idée ancienne toutefois), et sans rien demander à l'IA.
