Le Masque de l’Âme
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Avant l’aurore, l’âme se cache,
Sous le voile des silences et des pensées,
Rien n’y trahit l’ombre des nuits passées,
Ni les secrets que le cœur attache.
Quand l’aube se lève, l’homme s’éveille,
Portant le masque forgé par le jour,
Son regard masque l’effort du détour,
Entre ce qu’il cache et ce qu’il pare d’étoile vermeille.
Il est l’écho d’un monde en perpétuelle danse,
Les rires, les gestes, l’ombre d’une présence,
Mais dans le silence du soir retrouvé,
Là où seuls ses proches peuvent tout deviner.
Ni vérité, ni mensonge, seulement nature humaine,
La double vie s’ouvre entre ces frontières,
De l’intérieur au monde, une frontière sereine,
Où l’homme fait face à ses propres mystères.
Dans la lumière, il est doux, il est sage,
Le monde le chérit, le fête, le loue,
Mais dans le silence, il dévore et se rage,
Là où son âme s’égare dans l’eau trouble de ses fous.
Il ne voit ni la morsure du poison,
Ni l’ombre croissante qui dévore son âme,
Ce qui est caché trahit l’âme,
L’ange pour l’extérieur, un monstre qui s'enflamme.
Les yeux des proches, les seuls témoins du drame,
Le savent et se taisent, pris dans leur propre guerre,
Mais lui, dans son monde, se croit dans le calme,
N’est qu’un mirage, un masque pour plaire.
Petite plume ✍️
