Reverdie
1
Pour écrire comme on chante, vivre nu.
Un temps, à voir.
Un palus.
Aux aurores ?
Dormir.
Au zéphyr.
S’amener, larme et œil.
Se planter :
Sous un chèvrefeuille.
Les crins vont croître.
La lune.
Les anges vont faire de leur mieux – pour des prunes.
Sarcler, sacrer.
Mériter.
L’histoire reprend, reverdit ; couvant la guerre, elle sévit.
Chacun ses monstres, chacun :
Son gonfanon.
Son parfum.
Aller au bois, pour parfaire : l’être d’Ève, fait de terre.
Aller, mais comment ?
En trouvère.
Par quatre chemins.
Outre Sein.
L’eau s’ouvrant, pourquoi pas ?
Marcher dessus.
Assombrir?
Dieu lui-même, ou sa Face : tout sourire.
Il convient de porter. Son corps de peau, de rosée.
Rosir quand on marche par les ères.
Oser.
Superbe :
Fleur de l’herbe.
Le sable mord; le vent dort.
Pierre se jette.
Roule.
Empiète:
De l’onde surgit une mouette.
C’est beau de vivre en sablant : le Temps. De marcher droit devant.
D’attendre la pluie.
Repêchant.
Nul n’arrive sur la rive.
Jamais nul.
Nul ne part, ne dérive.
An par an, les Absents :
Mûrissant.
Sur le tas, le qui-vive.
Guet-apens.
Saint-Michel du Péril monte la garde. Tout en haut, sur le mont.
Il lui tarde.
Que vienne l’ennemi, sinon qui ?
Que l’on vainque, et arbore.
Que l’on lie.
Il y a de la place sous le Ciel.
De l'audace.
Des orbes hérissés. Un Roland.
Une croix coriace.
L’olifant.
