Tourner le dos aux villes
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Est-ce là, Deauville, Cabourg,
Ville d’eau ou trou normand,
Une anse ou un gros bourg,
Ce sortilège charmant ?
Journées longues comme les chaises,
Oblongues, comme les cigares
Barreaux de chaise, et gare,
Aux additions obèses.
L’estivant s’y balance,
En des sarongs indiens,
Indolemment, balance,
Ses soucis quotidiens.
Une plaisante vacuité,
Dont touchent, la platitude,
L’instante innocuité,
Le zen des plénitudes.
Cabines de bois désuètes,
Où se changent les idées,
Marchands de cacahuètes,
Qu’harcèlent les canidés.
S’ébattent des silhouettes,
Qui, en costumes de bain,
Corpulentes ou fluettes,
S’émancipent du turbin.
Des plaisanciers cabotent,
Qui aiment se lever tôt,
Ça baigne et ils radotent,
Sur des sujets-bateaux.
Tango et pas de deux,
Entre mer et rivage,
Griseries et tangages,
Oscillent dans l’entre-deux.
Flâneries aux pontons,
Flanelles ou lins Courrèges
Gammes nuancées de beige,
De bon goût, de bon ton.
Bècebèges et saintes nitouches,
Sur les questions qui fâchent,
Comme des vinasses qui tâchent,
Poliment, bottent en touche.
S’ils débattent ou plaisantent,
Dans la lumière rasante,
C’est des yachts amarrés,
Du coeff’ des marées.
Barbotent des retraités,
Qu’importunent les marmailles,
Marre des routines durailles,
On compte ses annuités.
Retour de balancier,
Case départ, routes ou rail,
Au bercail, vacanciers,
Que la reprise, travaille.
Ville d’eau ou trou normand,
Une anse ou un gros bourg,
Ce sortilège charmant ?
Journées longues comme les chaises,
Oblongues, comme les cigares
Barreaux de chaise, et gare,
Aux additions obèses.
L’estivant s’y balance,
En des sarongs indiens,
Indolemment, balance,
Ses soucis quotidiens.
Une plaisante vacuité,
Dont touchent, la platitude,
L’instante innocuité,
Le zen des plénitudes.
Cabines de bois désuètes,
Où se changent les idées,
Marchands de cacahuètes,
Qu’harcèlent les canidés.
S’ébattent des silhouettes,
Qui, en costumes de bain,
Corpulentes ou fluettes,
S’émancipent du turbin.
Des plaisanciers cabotent,
Qui aiment se lever tôt,
Ça baigne et ils radotent,
Sur des sujets-bateaux.
Tango et pas de deux,
Entre mer et rivage,
Griseries et tangages,
Oscillent dans l’entre-deux.
Flâneries aux pontons,
Flanelles ou lins Courrèges
Gammes nuancées de beige,
De bon goût, de bon ton.
Bècebèges et saintes nitouches,
Sur les questions qui fâchent,
Comme des vinasses qui tâchent,
Poliment, bottent en touche.
S’ils débattent ou plaisantent,
Dans la lumière rasante,
C’est des yachts amarrés,
Du coeff’ des marées.
Barbotent des retraités,
Qu’importunent les marmailles,
Marre des routines durailles,
On compte ses annuités.
Retour de balancier,
Case départ, routes ou rail,
Au bercail, vacanciers,
Que la reprise, travaille.
