Rose
Je t’écris cette lettre car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Chaque
matin, je me lève. C’est avec la crainte que ce jour soit mon dernier. Quelle erreur
n’ai-je pas commise de t’avoir délaissé… Je suis parti en quête de connaissance et
de découverte. Je n’ai trouvé que l’enfer dans cette vie.
À chaque instant de quiétude que je gagne, je me remémore ce moment avec toi.
Souviens-toi de ce pont où je t’ai croisée pour la première fois. Tes cheveux, coiffés
par le soleil, illuminaient ton visage. Un regard échangé, tu esquissais un sourire qui
avait figé mon cœur. Tes pommettes rougissantes enluminaient tes yeux. Un bref
instant d’égarement, tu avais disparu dans les méandres de la société.
Je suis revenu malgré la chaleur, le froid et la pluie. Je n’avais qu’un seul désir, te
retrouver. Tu t’es présentée à moi munie d’un parapluie, maquillée d’un léger rire qui
me faisait sentir enfant. Il pleuvait, mais j’avais l’impression que les gouttes d’eau
t’évitaient. Elles ne voulaient ternir ta beauté. Je voudrais revivre ce moment de joie,
pouvoir contempler ta peau de nacre.
Aujourd’hui, je me perds dans les méandres de cette vie. Les gens passent et
disparaissent dans les replis de la société. Je vois les couteaux et les balles trancher
les fils plus facilement que Morta. Je vois l’avenir d’un pays disparaître en un instant.
Parfois, pour me réchauffer le cœur, je me demande ce que tu fais. Continues-tu
toujours à tracer tes pensées sur ce cahier de cuir ? Fais-tu toujours tes balades
dans ce parc, vêtue de ta robe de dentelle avec ton ombrelle ?
Je jalouse déjà ces bellâtres de pouvoir te contempler. Ils ont la possibilité de te
saluer, comme s’ils attendaient prestement tes faveurs.
Pardonne-moi. Pardonne-moi d’avoir voulu chercher gloire et fortune par-delà notre
vie. J’avais déjà tout gagné en étant à tes côtés.
Si aujourd’hui je trace mes dernières pensées, je prie pour que le vent te les porte.
Je finirai ma vie avec le regret de ne pouvoir mourir à tes côtés.
À toi, ma belle fleur de cerisier.
matin, je me lève. C’est avec la crainte que ce jour soit mon dernier. Quelle erreur
n’ai-je pas commise de t’avoir délaissé… Je suis parti en quête de connaissance et
de découverte. Je n’ai trouvé que l’enfer dans cette vie.
À chaque instant de quiétude que je gagne, je me remémore ce moment avec toi.
Souviens-toi de ce pont où je t’ai croisée pour la première fois. Tes cheveux, coiffés
par le soleil, illuminaient ton visage. Un regard échangé, tu esquissais un sourire qui
avait figé mon cœur. Tes pommettes rougissantes enluminaient tes yeux. Un bref
instant d’égarement, tu avais disparu dans les méandres de la société.
Je suis revenu malgré la chaleur, le froid et la pluie. Je n’avais qu’un seul désir, te
retrouver. Tu t’es présentée à moi munie d’un parapluie, maquillée d’un léger rire qui
me faisait sentir enfant. Il pleuvait, mais j’avais l’impression que les gouttes d’eau
t’évitaient. Elles ne voulaient ternir ta beauté. Je voudrais revivre ce moment de joie,
pouvoir contempler ta peau de nacre.
Aujourd’hui, je me perds dans les méandres de cette vie. Les gens passent et
disparaissent dans les replis de la société. Je vois les couteaux et les balles trancher
les fils plus facilement que Morta. Je vois l’avenir d’un pays disparaître en un instant.
Parfois, pour me réchauffer le cœur, je me demande ce que tu fais. Continues-tu
toujours à tracer tes pensées sur ce cahier de cuir ? Fais-tu toujours tes balades
dans ce parc, vêtue de ta robe de dentelle avec ton ombrelle ?
Je jalouse déjà ces bellâtres de pouvoir te contempler. Ils ont la possibilité de te
saluer, comme s’ils attendaient prestement tes faveurs.
Pardonne-moi. Pardonne-moi d’avoir voulu chercher gloire et fortune par-delà notre
vie. J’avais déjà tout gagné en étant à tes côtés.
Si aujourd’hui je trace mes dernières pensées, je prie pour que le vent te les porte.
Je finirai ma vie avec le regret de ne pouvoir mourir à tes côtés.
À toi, ma belle fleur de cerisier.
