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Ma solitude
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A cinquante-trois ans je devins orphelin.
En un soir automnal, tout au bord d'un chemin,
La mort en un instant a fauché mes racines,
Une vie s'est finie en un buis d'aubépine.

Il ne m’appartient plus dans les moments de spleen
Qu’à me rendre devant les urnes opalines
Où dort à tout jamais rendu à la poussière
Ce couple trop uni pour un jour se défaire.

Il demeure mon nom écrit en lettres d'or,
La rose fanée, qui elle se meurt encor
Sur la pierre tombale au triste marbre noir.

Ils ne voient la lueur de l'aube, ni le soir,
Ils ont froid tous deux et ne peuvent se plaindre,
Pour se réchauffer, ils ne savent s'étreindre.

© Poème posté le 20/02/2025 par Songeur

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