Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

L'Asile
4

Je goûtais pleinement mon fier isolement ;
Mon verdoyant asile
M’était un sanctuaire enviable et charmant,
Baigné de chlorophylle.

Mais voici que soudain, sous mes yeux stupéfaits,
Vous débarquâtes, comme
Un essaim de criquets, fâcheux, bruyants et laids,
Encombrés de vos mômes.

Votre présence indue, vos appels tapageurs
Profanent mon espace ;
Vous souillez mon perron de votre puanteur :
C’est dit, j’ouvre la chasse.

Peu m’importent vos cris, vos visages pâlis
Ou vos regrets précaires,
Je rugis, je me rue, et mes yeux sont remplis
D’une joie meurtrière.

Je vous aligne tous, tremblants, contre le mur,
À grands coups de savate,
Sans même envisager les contrecoups futurs :
Je suis peu diplomate.

Je vois se convulser, dans un effroi mortel,
Vos faces de carême ;
Et même si cela peut paraître cruel,
Mon plaisir est extrême.

© Poème posté le 07/08/2025 par Tontonjacques

...
× Illustration agrandie