Choper un regard
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Abonnés aux cafés, où se rincent les gosiers,
C’est à l’œil que régalent, les pupilles qui buissonnent,
Qui a l’art consommé et paye de sa personne,
Dont furète un regard, qui embrasse qui lui sied.
Espiègle faux fuyant, le gibier papillonne,
Qui regimbe et enjambe, fuit d’un battement d’ailes,
La traque est incessante, Sisyphe et Gargamel,
Notre œilleton Sony, pris au piège, emprisonne :
Des croquis griffonnés, tremblants instantanés.
Saisis à la volée, comme d’inconscientes perches,
L’instinctive connexion aux crush momentanés,
Aux regards harponnés, sans pudeur faux derche.
Ainsi qu’on collectionne, les rares lépidoptères,
Qu’on amasse les espèces dont on truffe les herbiers ;
Que fourmillent sur mes feuilles, fugaces et délétères,
Les papillons ventraux, épinglés au cahier.
Des billes noires, acérées, d’un mat acier poli,
Aux dures agates, brulant les vaisseaux, en glaciers,
Où flamboie, riche d’éclats dangereux, la folie,
Le mauvais œil lancé par d’impudents sorciers.
Des vertes clairières aux transparences de lagons,
Pures comme ces chevaliers pourchassant le graal,
L’inflexible idéal, Lancelot- Durandal,
Qui décime, sans ciller, les hydres et les dragons.
De froides opalescences, les nervures orageuses,
Saumâtres sous l’étole, le glauque frémissement,
Venimeux et létal, qu’envasent, marécageuses,
Les créatures tapies dont gluent les filaments.
D’argentés feuilletés, les lamelles de métal,
Parcourues de courants à basse intensité,
Qui corsent les prunelles d’une multiplicité,
De double sens cachés sous l’apparence étale.
De pales myosotis folâtrant dans les prés
Enfantins et rieurs des vacances pastorales,
L’insouciance intouchée des roches de l’île de Ré,
L’écho fausset troublant l’eau clairette d’une chorale.
D’opaques boules à facettes, volte-face et caprices,
Apprêts de stars fifties, bêtises d’enfants gâtés,
Une face Farah Fawcett et une face Bette Davis,
Indécentes puis craintives, soumises puis révoltées.
C’est à l’œil que régalent, les pupilles qui buissonnent,
Qui a l’art consommé et paye de sa personne,
Dont furète un regard, qui embrasse qui lui sied.
Espiègle faux fuyant, le gibier papillonne,
Qui regimbe et enjambe, fuit d’un battement d’ailes,
La traque est incessante, Sisyphe et Gargamel,
Notre œilleton Sony, pris au piège, emprisonne :
Des croquis griffonnés, tremblants instantanés.
Saisis à la volée, comme d’inconscientes perches,
L’instinctive connexion aux crush momentanés,
Aux regards harponnés, sans pudeur faux derche.
Ainsi qu’on collectionne, les rares lépidoptères,
Qu’on amasse les espèces dont on truffe les herbiers ;
Que fourmillent sur mes feuilles, fugaces et délétères,
Les papillons ventraux, épinglés au cahier.
Des billes noires, acérées, d’un mat acier poli,
Aux dures agates, brulant les vaisseaux, en glaciers,
Où flamboie, riche d’éclats dangereux, la folie,
Le mauvais œil lancé par d’impudents sorciers.
Des vertes clairières aux transparences de lagons,
Pures comme ces chevaliers pourchassant le graal,
L’inflexible idéal, Lancelot- Durandal,
Qui décime, sans ciller, les hydres et les dragons.
De froides opalescences, les nervures orageuses,
Saumâtres sous l’étole, le glauque frémissement,
Venimeux et létal, qu’envasent, marécageuses,
Les créatures tapies dont gluent les filaments.
D’argentés feuilletés, les lamelles de métal,
Parcourues de courants à basse intensité,
Qui corsent les prunelles d’une multiplicité,
De double sens cachés sous l’apparence étale.
De pales myosotis folâtrant dans les prés
Enfantins et rieurs des vacances pastorales,
L’insouciance intouchée des roches de l’île de Ré,
L’écho fausset troublant l’eau clairette d’une chorale.
D’opaques boules à facettes, volte-face et caprices,
Apprêts de stars fifties, bêtises d’enfants gâtés,
Une face Farah Fawcett et une face Bette Davis,
Indécentes puis craintives, soumises puis révoltées.
