L’atelier
3
Inspiré par Linda Bortoletto
La Nature s'installe à l'établi du temps
Et avec comme outils l'ébauchoir de la pluie
Et le ciseau du vent, sans relâche, sculptant,
Déploie, de son talent, toute la panoplie.
De bourrasque en tempête, elle sable et polit
Des volumes surgis grâce à la tectonique
Pour livrer un travail patient et accompli
Et dont chaque élément est un solide unique.
Dans la moindre fissure, elle infiltre de l'eau
Pour dissoudre, poncer, expulser des limailles,
Révélant par endroits le fascinant tableau
De défilés étroits, de canyons et de failles.
Chimiste patentée, en ses tubes d'essai,
Elle mêle hardiment de multiples oxydes
Et de son expérience invente avec succès
De savantes couleurs ocres, fauves, virides.
Le marcheur, découvrant cet immense atelier,
De sa diversité, grandement s'émerveille
Et comme un ingénu et curieux écolier,
Envahi d'émotions, à la beauté, s'éveille.
Quelquefois, dans les plis du désert silencieux,
Il trouve un fouillis vert, rebelle et insolite,
Un réservoir de vie attachant et précieux
Et que pour un repos d'une heure, il habilite.
Alors il se nourrit de l'ombre des palmiers
Qui voile les ardeurs d'un soleil irascible,
Du lent roucoulement d'un peuple de ramiers
Et du chuchotement d'une source invisible.
Mais le besoin de route, obsédant, le poursuit,
Il se doit de quitter l'oasis délectable;
Quelques mètres plus loin, cachée derrière lui,
Engloutie par la terre, elle est indétectable.
La Nature s'installe à l'établi du temps
Et avec comme outils l'ébauchoir de la pluie
Et le ciseau du vent, sans relâche, sculptant,
Déploie, de son talent, toute la panoplie.
De bourrasque en tempête, elle sable et polit
Des volumes surgis grâce à la tectonique
Pour livrer un travail patient et accompli
Et dont chaque élément est un solide unique.
Dans la moindre fissure, elle infiltre de l'eau
Pour dissoudre, poncer, expulser des limailles,
Révélant par endroits le fascinant tableau
De défilés étroits, de canyons et de failles.
Chimiste patentée, en ses tubes d'essai,
Elle mêle hardiment de multiples oxydes
Et de son expérience invente avec succès
De savantes couleurs ocres, fauves, virides.
Le marcheur, découvrant cet immense atelier,
De sa diversité, grandement s'émerveille
Et comme un ingénu et curieux écolier,
Envahi d'émotions, à la beauté, s'éveille.
Quelquefois, dans les plis du désert silencieux,
Il trouve un fouillis vert, rebelle et insolite,
Un réservoir de vie attachant et précieux
Et que pour un repos d'une heure, il habilite.
Alors il se nourrit de l'ombre des palmiers
Qui voile les ardeurs d'un soleil irascible,
Du lent roucoulement d'un peuple de ramiers
Et du chuchotement d'une source invisible.
Mais le besoin de route, obsédant, le poursuit,
Il se doit de quitter l'oasis délectable;
Quelques mètres plus loin, cachée derrière lui,
Engloutie par la terre, elle est indétectable.
