Adagio mortuaire
Je créerai des cris à peine murmurés,
là ou s'immoleront mes ultimes mots,
dans l'évasion des silences emmurés,
franchissant le seuil sans dire un mot.
De l'arpège mélodieux d'un air profane,
ou l'évanescence d'une oraison funèbre,
des pygmalions bienfaiteurs des mânes,
aux aèdes d'odes aux portes des ténèbres.
Psalmodiques sanglots alors monotones,
en des accords sublimés de leurs chants,
quand au loin le son de l'hallali résonne,
fracassant les tympans des survivants.
là ou s'immoleront mes ultimes mots,
dans l'évasion des silences emmurés,
franchissant le seuil sans dire un mot.
De l'arpège mélodieux d'un air profane,
ou l'évanescence d'une oraison funèbre,
des pygmalions bienfaiteurs des mânes,
aux aèdes d'odes aux portes des ténèbres.
Psalmodiques sanglots alors monotones,
en des accords sublimés de leurs chants,
quand au loin le son de l'hallali résonne,
fracassant les tympans des survivants.
