Je marchais dans le bois
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Je marchais dans le bois,
Gaiement en chantonnant
Un air… Je ne sais quoi,
Quelque chose amusant.
Un oiseau me suivit
En courts battements d’ailes,
Amusé il reprit
Ma douce ritournelle.
J’allais d’un pas léger
Avec ce compagnon,
Quand je fus étonné
D’avoir sur mes talons,
Un vieux merle sifflant
Cet air à toute gorge,
Avec, en paradant,
Un petit rouge-gorge.
Et plus je chantonnais,
Plus d’autres sont venus,
Du fond de la forêt,
De caches inconnues.
Ils firent en concert
Un hymne pastoral,
Ensemble ils m’ont offert
Leur œuvre musicale.
Lorsque je m’arrêtais,
La force d’une crainte
Naissante grandissait,
Tel un cri, une plainte.
De mon esprit d’enfant
Un sentiment revint :
« Sans ces êtres charmants
Que serions-nous demain ? »
Mais tout a une fin.
Serrant mon oreiller
Aux lueurs du matin ;
Je me suis éveillé.
****
Gaiement en chantonnant
Un air… Je ne sais quoi,
Quelque chose amusant.
Un oiseau me suivit
En courts battements d’ailes,
Amusé il reprit
Ma douce ritournelle.
J’allais d’un pas léger
Avec ce compagnon,
Quand je fus étonné
D’avoir sur mes talons,
Un vieux merle sifflant
Cet air à toute gorge,
Avec, en paradant,
Un petit rouge-gorge.
Et plus je chantonnais,
Plus d’autres sont venus,
Du fond de la forêt,
De caches inconnues.
Ils firent en concert
Un hymne pastoral,
Ensemble ils m’ont offert
Leur œuvre musicale.
Lorsque je m’arrêtais,
La force d’une crainte
Naissante grandissait,
Tel un cri, une plainte.
De mon esprit d’enfant
Un sentiment revint :
« Sans ces êtres charmants
Que serions-nous demain ? »
Mais tout a une fin.
Serrant mon oreiller
Aux lueurs du matin ;
Je me suis éveillé.
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