L'attente
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Il n’est rien de plus douloureux que l’attente
Qui, de ses flèches d’angoisse et de torpeur,
Transperce et abat les domaines du cœur
Laissant tente et pavillon dans la tourmente.
Rien de plus étrange que la main tremblante
Qui rampe et saigne sur la page en sueur
Laissant d’inquiétantes taches de terreur
Qui scellent mon destin en lettre patente.
Rien, enfin, sinon le vide et le silence
De cette ombre que j’enlace dans le noir,
De ces orbites et de leur sombre science
Qui m’entraînent tel un pantin dans leur danse
Macabre où je crois voir, comme en un miroir
Les arcanes ténébreux de votre absence.
Qui, de ses flèches d’angoisse et de torpeur,
Transperce et abat les domaines du cœur
Laissant tente et pavillon dans la tourmente.
Rien de plus étrange que la main tremblante
Qui rampe et saigne sur la page en sueur
Laissant d’inquiétantes taches de terreur
Qui scellent mon destin en lettre patente.
Rien, enfin, sinon le vide et le silence
De cette ombre que j’enlace dans le noir,
De ces orbites et de leur sombre science
Qui m’entraînent tel un pantin dans leur danse
Macabre où je crois voir, comme en un miroir
Les arcanes ténébreux de votre absence.
