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Les lustres las

Fade, morne lumière d'ambre,
Tu scintilles, ivre d'amour,
Ton fleuve calme qu'il faut prendre
Pour l'heur n'a reçu de mamour.

Plane dans l'âme d'un ciel rouge,
Ton heure maudite, ta fin,
Viendra s'infiltrer dans ton bouge
Et tu seras cosmos enfin.

Blâme ton âme née perdue,
Maudit le sort et le hasard,
Las ! Jamais ne te sera due
La lumineuse joie du soir.

Es-tu vouée au gouffre infâme ?
Oui, là réside ta beauté,
Ton errance, c'est l'amer drame
De l'absente maturité.

© Poème posté le 16/07/2025 par Sebastien

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