« A la colle »
1
Le matin qu’habille
L’odeur de la treille
Dévoile la fille
Avec qui je fraye :
Je bouge mon bras
Et ses cheveux gris
Lèchent les blancs draps
De taches de riz ;
Son sourire éclate
D’amour illicite,
Sa beauté m’épate
Qui toujours m’incite…
Plus tard le soleil
De son blond travail
Sculptera, vermeil,
Sous le fin chandail…
Elle est ma princesse
- Que jamais ne passe
Le bon goût de fraise
Du corps que j’enlace !
Si ses yeux rieurs,
Si brillants sans fards,
Cillent, mille fleurs
Eclipsent les arts !
Le temps rouge outrage
Tout âge de neige
Mais sur toi, sa rage
Plie à ton feu grège !
Toi, ma femme-enfant,
Ma flamme et ma faim,
Faon, mon daim, mon vent,
Mon hymne sans fin…
Ton ménisque nargue,
Petit raz de vergue,
Le sel de ma vague
Aux rouleaux de l’aigue…
Toi fée et Circé,
Hersée ici, si
Ton désir corsé
Vaut ceux de Sissi,
Vaut toutes les reines,
Tout royaume insane,
Les maux et les peines,
Et que je m’en damne !
Vilaine qui rit,
Sens donc mon cœur, là ;
C’est pour toi qu’il vit
Mon rêve qui va !
Moi ? mais mieux qu’Ulysse !
Si, de guerre lasse,
La passion s’épuise,
Si Zeus nous déplace !
…Quand j’hériterai
D’un héros marin,
Tu mériteras,
D’Eros, tout l’airain !
Notre âme brillante,
Trempée aux bluettes
Communes, nous hante
… Et tient les tempêtes !
L’odeur de la treille
Dévoile la fille
Avec qui je fraye :
Je bouge mon bras
Et ses cheveux gris
Lèchent les blancs draps
De taches de riz ;
Son sourire éclate
D’amour illicite,
Sa beauté m’épate
Qui toujours m’incite…
Plus tard le soleil
De son blond travail
Sculptera, vermeil,
Sous le fin chandail…
Elle est ma princesse
- Que jamais ne passe
Le bon goût de fraise
Du corps que j’enlace !
Si ses yeux rieurs,
Si brillants sans fards,
Cillent, mille fleurs
Eclipsent les arts !
Le temps rouge outrage
Tout âge de neige
Mais sur toi, sa rage
Plie à ton feu grège !
Toi, ma femme-enfant,
Ma flamme et ma faim,
Faon, mon daim, mon vent,
Mon hymne sans fin…
Ton ménisque nargue,
Petit raz de vergue,
Le sel de ma vague
Aux rouleaux de l’aigue…
Toi fée et Circé,
Hersée ici, si
Ton désir corsé
Vaut ceux de Sissi,
Vaut toutes les reines,
Tout royaume insane,
Les maux et les peines,
Et que je m’en damne !
Vilaine qui rit,
Sens donc mon cœur, là ;
C’est pour toi qu’il vit
Mon rêve qui va !
Moi ? mais mieux qu’Ulysse !
Si, de guerre lasse,
La passion s’épuise,
Si Zeus nous déplace !
…Quand j’hériterai
D’un héros marin,
Tu mériteras,
D’Eros, tout l’airain !
Notre âme brillante,
Trempée aux bluettes
Communes, nous hante
… Et tient les tempêtes !
