Les Muses Harpies
Je ne comprends pas pourquoi tu t’acharnes.
Toi, silhouette absente derrière les cieux muets,
Si tant est que tu sois
J’ai dû, sans le savoir, baiser ta sœur ou cracher sur ton autel.
Tu me haïssais bien avant que je n’apprenne ton nom.
Et cela t’amuse, hein ?
Tu me tends la coupe d’amour, pleine à déborder,
Puis tu me l’arraches, lèvres encore tremblantes.
Lucifer, ton exilé, n’a pas menti :
Tu es superbe dans l’orgueil,
Un enfant cruel qui regarde brûler ses fourmis.
Tu dresses des pièges avec des bouches rouges
Et tu pleures quand on tombe dedans ?
Mais regarde bien cette main qui ne tremble plus,
Regarde le poing qui ne prie plus,
Regarde l’homme que tu ne briseras plus.
À la prochaine offrande,
À la prochaine chair douce que tu poseras sur mon chemin
Je ne fléchirai pas.
Je ne l’aimerai pas.
Je ne la regarderai même pas.
Car cette fois, je maudirai cette fille.
Toi, silhouette absente derrière les cieux muets,
Si tant est que tu sois
J’ai dû, sans le savoir, baiser ta sœur ou cracher sur ton autel.
Tu me haïssais bien avant que je n’apprenne ton nom.
Et cela t’amuse, hein ?
Tu me tends la coupe d’amour, pleine à déborder,
Puis tu me l’arraches, lèvres encore tremblantes.
Lucifer, ton exilé, n’a pas menti :
Tu es superbe dans l’orgueil,
Un enfant cruel qui regarde brûler ses fourmis.
Tu dresses des pièges avec des bouches rouges
Et tu pleures quand on tombe dedans ?
Mais regarde bien cette main qui ne tremble plus,
Regarde le poing qui ne prie plus,
Regarde l’homme que tu ne briseras plus.
À la prochaine offrande,
À la prochaine chair douce que tu poseras sur mon chemin
Je ne fléchirai pas.
Je ne l’aimerai pas.
Je ne la regarderai même pas.
Car cette fois, je maudirai cette fille.
