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Odysseus et sa mêtis
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Par Athéna, par Epéios ou par Ulysse,
Par les trois réunis, le grand cheval se glisse
En Troie et la muraille, en sa démolition,
Voit le ver dans le fruit, la ruse et la malice
Achèvent, de Pâris, l’égoïste passion.

Odysseus, Fils de Laërte, homme d’Ithaque,
Muni d’un esprit véloce et toujours d’attaque,
Un beau jour, met le pied sur une île sans nom ;
Avant de retrouver sa voile et sa bastaque,
Eborgne Polyphème et le fait moins mignon.

Autre aventure, une sorcière apothicaire
Réservait aux marins un sort, ma foi, précaire :
Voilà vingt-deux cochons après le cicéon
Ingurgité mais Ulysse n’en souffrit guère,
Immunisé, but, du moly, quelque gorgeon.

Et pour finir, celle qui cèle, et la plus belle,
A notre fier héros, sept ans, elle s’emmêle ;
D’éternité, pour le garder, elle fit don,
Mais Ithaque lui manque et Pénélope est celle
Qui lui fera braver encor Poséidon.

© Poème posté le 12/05/2025 par Lau

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