L'appel
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Tel un arbre esseulé, quelque part, et qui ploie
Sous le joug pesant d'un ciel partout étoilé ;
Tel un coquillage, au loin, qui s'est heurté
À la puissance orgueilleuse des marées ;
Tel un aveugle de là-bas, à qui l'on ne peut plus parler,
Ni de lumière, ni de beauté ;
Ou tel un sourd d'ici, à qui l'on ne peut plus
Ni rien jouer, ni chanter ;
Telle cette âme douloureusement affaiblie,
Par les combats et les aléas de la vie ;
Et sans aucun autre recours, pour répondre à l'appel,
Que de contempler seulement en elle-même,
L'Infinie grandeur.
