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Chanter l'amour, chanter la mort
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Ces nuits blanchies, meurtries, absurdes et hantées
poussées aux caniveaux des égouts de l’aurore
par ce besoin de dire, écrire. Quoi ? Encore !
Niaiseries, brimborions, rengaines trop chantées …

Le ridicule tue à tâcher de hausser
le mât de son rafiot comme un grand dans le port
où quelques magiciens dont on envie le sort
s’amarrent, glorieux, leurs rêves exaucés

A courir l’utopie tu t’es usé, blessé.
l’illusion dépassée, essaie un corps à corps
avec le quotidien, butor aux yeux baissés.

Tâche au moins de te taire et simule un accord
avec la basse-cour qui n’a jamais cessé
d’affouiller le bonheur avec son groin de porc.


© Poème posté le 04/05/2025 par Arielle

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