Écho de mon âme
4
Il y a des nuits sans repos,
où chaque mot griffonne un hurlement,
le verbe s’enflamme sous la peau,
sur les murs silencieux de mes déchirements.
Il y a des poèmes qui ne dorment pas,
des vers qui cognent à l’intérieur.
Comme des tambours annonçant les combats,
jusqu’à ce que l’âme saigne sa dernière douleur.
La révolte y danse, nue,
le cri y fend le ciel en deux,
et les montagnes, et leur étendue,
frissonnent sous le poids de mes vœux.
Ce n’est point le poème aux lueurs incertaines
qui cherche dans la nuit l’éclair ou la clarté,
mais bien moi, l’écrivaine aux veilles souveraines,
pour briser ce silence en cris de vérité.
Et quand monte la rage aux abîmes des cendres,
où l’encre devient mon sang, la plume devient ma voix,
je graverai mes douleurs sur une page sombre,
même les rochers chancelleront à mes pas.
Je monte vers le ciel sur l’échelle des rimes,
je crie pour ceux qu’on tait, j’écris pour ceux qu’on vend,
portant dans mes bras des vérités sublimes,
et pourtant cette clameur, on l’étouffe souvent.
Et si ma voix s’éteint dans l’écho d’une faille,
dans l’étoffe des jours, dans l’écorce du temps,
mon âme aura gravé la trace d’une entaille,
un poème vivant, un cri incandescent.
Alors, tout mon être gravit les versants du verbe,
pour écrire, non pour plaire ou cueillir des roses.
Mon souffle pur devient lumière acerbe,
pour lever l'acier des âmes trop moroses.
Je suis celle qui pleure les plaies de l’univers,
et si ma plume tremble, ce n’est pas par faiblesse,
je recueille les cris tombés dans l’envers,
avec amour si grand qu’il fend la forteresse.
Viendra le jour où ce souffle aura des ailes,
où l’encre se fera solitude illusoire,
il restera ce chant, cette humble étincelle,
gravée en silence dans la grande mémoire.
On dira :
“Elle a crié quand les autres se taisent,
et dans le cœur du monde, à l’endroit du fracas,
elle a semé la flamme au milieu des malaises.
Un mot portera son nom. Et ne s’éteindra pas.”
Petite plume ✍️
où chaque mot griffonne un hurlement,
le verbe s’enflamme sous la peau,
sur les murs silencieux de mes déchirements.
Il y a des poèmes qui ne dorment pas,
des vers qui cognent à l’intérieur.
Comme des tambours annonçant les combats,
jusqu’à ce que l’âme saigne sa dernière douleur.
La révolte y danse, nue,
le cri y fend le ciel en deux,
et les montagnes, et leur étendue,
frissonnent sous le poids de mes vœux.
Ce n’est point le poème aux lueurs incertaines
qui cherche dans la nuit l’éclair ou la clarté,
mais bien moi, l’écrivaine aux veilles souveraines,
pour briser ce silence en cris de vérité.
Et quand monte la rage aux abîmes des cendres,
où l’encre devient mon sang, la plume devient ma voix,
je graverai mes douleurs sur une page sombre,
même les rochers chancelleront à mes pas.
Je monte vers le ciel sur l’échelle des rimes,
je crie pour ceux qu’on tait, j’écris pour ceux qu’on vend,
portant dans mes bras des vérités sublimes,
et pourtant cette clameur, on l’étouffe souvent.
Et si ma voix s’éteint dans l’écho d’une faille,
dans l’étoffe des jours, dans l’écorce du temps,
mon âme aura gravé la trace d’une entaille,
un poème vivant, un cri incandescent.
Alors, tout mon être gravit les versants du verbe,
pour écrire, non pour plaire ou cueillir des roses.
Mon souffle pur devient lumière acerbe,
pour lever l'acier des âmes trop moroses.
Je suis celle qui pleure les plaies de l’univers,
et si ma plume tremble, ce n’est pas par faiblesse,
je recueille les cris tombés dans l’envers,
avec amour si grand qu’il fend la forteresse.
Viendra le jour où ce souffle aura des ailes,
où l’encre se fera solitude illusoire,
il restera ce chant, cette humble étincelle,
gravée en silence dans la grande mémoire.
On dira :
“Elle a crié quand les autres se taisent,
et dans le cœur du monde, à l’endroit du fracas,
elle a semé la flamme au milieu des malaises.
Un mot portera son nom. Et ne s’éteindra pas.”
Petite plume ✍️
