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Tout compte fait
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Si l’on farfouille les malles, tout le capharnaüm :
Fatras de bibelots, vieux papiers et chiffons,
Au fumet doucereux de souvenirs chewing-gum,
Rend, sans raison précise, cafardeux et chiffon.

On y perd la raison, tel un Paul Deschanel :
La fronce d’une vieillerie, décousue, bon marché,
Plus que le cousu main, d’une épaulette Chanel,
D’un pardessus Balmain, vient, au cœur, nous toucher.

Plus qu’un tableau pompier ou que l’incendie fauve,
Des collections couteuses aux grandeurs coruscantes,
Des barbouillages crouteux chinés dans une brocante,
Verroteries, babioles : soldats de plomb, nous sauvent.

Ainsi ces stèles marbrées : mariages, naissances, anniv’,
A l’échelle intime, l’entrée de Bonaparte,
Les supplantent des poussières, des détails que revivent,
Les convives attablés, qui, ad patres, partent.




© Poème posté le 22/04/2025 par Deshaiessaintes

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