Fausse feinte
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- Le fard du monde –
Je vois un regard vide, en haut - très haut posé,
Qui de tout son poids me pèse !
C'est la néante mort, l'heur d'un court laps osé,
Le contraire d'une ascèse...
Et la promesse noire est sûre, une avalanche,
Une caresse de sang.
Ma vie est passée, aucun écrit ne la venge ;
Je vois chaque année en rang !
Je finirai par boire, avide, au cours dernier,
L'eau du bout de la lumière ;
Or vieillir est sans gloire, et l'être est un larmier
D'où s'écoule l’éphémère ;
Si le temps, c'est un leurre, ivresse ! es-tu seul but ?
Dans l'espace infime et brusque
Où notre sort se joue entre désir et rut
- Ce, depuis qu'on est Etrusque -
Nous voyons se fermer la parenthèse en chair,
Dont l'arceau fort se resserre
Jusqu'à ce que l’année emporte, en un éclair,
Ce qu'on croit fait de réserve...
Puis, l’histoire est un trou ! Quand nous aurions mille ans,
Quand nous serions des brahmanes,
Ou, loin du fade sol, planant, pensifs milans,
Rapaces freux ! buveurs d'âmes...
Quand le cerveau, s'il pouvait, où tout meurt, survivre
Au Golgotha qu'il suivit,
S’effarerait d'y voir, comme au sévère Livre,
Ce temps où l'après sévit.
…Et je devine, à tous mes pas, ce sous-sol meuble,
Lourd, le trop gordien des nœuds,
Car l'existence, avec sa danse effraie ; et humble
Est la naissance des œufs !
Aussi, nous goûterons toujours chaque seconde
Quand ne tournant sur ses gonds,
L'huis définitif laisse entrevoir, vrai, le monde
Étiré par cent tangons,
Écartelé par nos sens - et je m'en méfie -
Mais plus beau d'être une nef
Affrétée au hasard de cette étrange vie
Dont le plaisir est le nerf.
Lors je retourne, au miroir de mes réflexions,
Comme une lame à la plaie,
La certitude ultime (et le fer des sanctions),
Dans ces reflets, emmêlée.
Regarde ! un bout de ciel fuit au trou du linceul ;
Impressions artificielles,
Maquillage savant d'un vernis de koheul,
Scintillement d'étincelles !
