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Allègre posthume
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Qu’on m’enveloppe dans mon linceul naturel

Qu’on évanouisse mon corps dans le magma de la Terre

Qu'on m’éparpille dans l’horizon sans cloche, ni couronne

Qu’on me laisse la liberté de mourir vivifiée.


M’évader.

Être dans le présent constant

L’instant où le futur est absent.



Le temps n’est ni mien,

Ni tien, ni sien.

Viens,

Viens, sans attendre, de l’autre côté du rivage

Viens exister de l’autre côté du mirage

Là où la vie est verte de fraternité et d'optimisme

Là où chaque seconde est bonheur d’émotions

Là où écouter le vivant est source de trésors

Là où chaque rencontre est richesse d'expériences

Là où s’entrelacer de vérité est racine d’Amour

Là où chacun arrête son horloge TIC

Pour se délecter de temps unique,

Brut,

Sobre.



Qu’on enfouisse la Terre dans son linceul dénaturé

Qu’on enterre les fleurs et les couronnes ornées

Qu’on déchouk les abus, l’arrogance, l’égomanie du selfisme

Qu’on brûle la science du masque social, des masko et des dorures

Qu’on se nourrisse de la sève verte d’or

Qu'on s’enrichisse de gratitudes, de désintéressement.


Demain est une promesse incertaine

L'aube est une promesse d’émerveillement

De miroirs emmaquillés à briser

D’esclaves emmurés à déprisonner

D’habits velours à déchikter

D’âmes nues à entendre.

D’instants anodins à chérir.


Le temps n’est ni là, ni ailleurs

Il est illusion immortelle qui sécurise.

Une toile de fond, un tapis déroulant

Une horloge insaisissable qui fait oublier le temps de respirer.


Je rêve de partir dénudée de nourriture démounante

Je rêve de voyager allègre d’une vie désexuée de conventions.

© Poème posté le 10/04/2025 par Emmanuelle

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