Janvier sous zéro
2
L’hiver frémit sous un manteau de givre,
Les cheminées crachent leurs feux ardents,
Un ruisseau figé dans son lit dormant
S’endort malgré le frimas qui enivre.
Ah ! Janvier aux flocons cendrés
L’hiver aux sapins décorés
Ah ! Comme la neige a neigé
Janvier aux vitrages gelés
Le village ploie sous le poids des glaces ;
Dans les maisons, l’humeur des occupants
Chante des requiem aux vents coupants
Faisant danser les rats aux dents voraces.
Ah ! Janvier aux flocons cendrés
L’hiver aux sapins décorés
Ah ! Comme la neige a neigé
Janvier aux vitrages gelés
Dans la gelée d’une chambrette,
Une âme triste à pas feutrés
Récite les vers d’un poète
Aux tourments rêveurs et cloîtrés :
« Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai ». *
L’hiver frémit sous un manteau de givre,
Les cheminées crachent leurs feux ardents,
Un ruisseau figé dans son lit dormant
S’endort malgré le frimas qui enivre.
Ah ! Janvier aux flocons cendrés
L’hiver aux sapins décorés
Ah ! Comme la neige a neigé
Janvier aux vitrages gelés
* Soir d’hiver de Émile Nelligan
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2026
Les cheminées crachent leurs feux ardents,
Un ruisseau figé dans son lit dormant
S’endort malgré le frimas qui enivre.
Ah ! Janvier aux flocons cendrés
L’hiver aux sapins décorés
Ah ! Comme la neige a neigé
Janvier aux vitrages gelés
Le village ploie sous le poids des glaces ;
Dans les maisons, l’humeur des occupants
Chante des requiem aux vents coupants
Faisant danser les rats aux dents voraces.
Ah ! Janvier aux flocons cendrés
L’hiver aux sapins décorés
Ah ! Comme la neige a neigé
Janvier aux vitrages gelés
Dans la gelée d’une chambrette,
Une âme triste à pas feutrés
Récite les vers d’un poète
Aux tourments rêveurs et cloîtrés :
« Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai ». *
L’hiver frémit sous un manteau de givre,
Les cheminées crachent leurs feux ardents,
Un ruisseau figé dans son lit dormant
S’endort malgré le frimas qui enivre.
Ah ! Janvier aux flocons cendrés
L’hiver aux sapins décorés
Ah ! Comme la neige a neigé
Janvier aux vitrages gelés
* Soir d’hiver de Émile Nelligan
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2026
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / 2026
