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La mort, l’amour et la mer

Si d’un jour que je devine
Plein de déveine et de bruine
Me rattrape, mauvais sort,
Le Capitaine du port
Où l’on dort, sans nulle amarre,
Bien plus libre que Lazare ;
- Nuit sans phare au fond des mers :
Foin de larmes à tes clairs
Yeux de chatte, ma panthère !

Si mon âme t’est si chère,
Sache qu’elle chasse au loin,
Tel qu'au large le marsouin,
Tous mes rêves sous l’étoile
Dont j’avais fait de toi le
Paradigme et mon espoir
Envers et contre le noir,
Cette absence où me taraude
D’éclats l’étrange géode :
Ce cristal plus qu’indistinct
Faisant révulser l’instinct !

Toi qui m’étais toute joie,
Ne sois triste si ma voie
De toi m’éloigne à jamais ;
C’est insupportable - mais !

Si j’écris le vers austère
C’est bien que le ver de terre
N’a pas accès aux esprits
Et ton sourire sans prix,
A l’avance, de me lire,
Me venge de ce délire
Dans lequel disparaîtra
Mon étoile - toi - puis Râ…

Tous droits réservés © Poème posté le 04/01/2025 par Salus

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