Elle est perdue, quoi ?
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Je l'avais pourtant bien rangé,
Mais je ne puis me souvenir
dessous le pied de quel menhir
j'ai pu fourguer cet étranger ?
Car on m'a dit :il vient d’ailleurs,
prends en soin, il nous est précieux,
il nous est un cadeau des dieux,
et n'aurons d'eux rien de meilleur !
J'avais noté... sur le sommet...
cache-le sur le toit du monde...
Chaque jour, tu feras ta ronde
et grandira ta renommée !
Être gardien d'un tel trésor,
celui qui permet de savoir
où l'on est, où l'on va, sans choir,
de réduire le mauvais sort !
J'ai appelé cousins et frères ;
m'engueulèrent, rirent de moi,
dirent que j'en étais le roi... !
Mais, finalement, ils m'aidèrent.
Nous explorâmes la surface :
Rien ! On décida de creuser :
Rien ! Que fallait-il donc oser ?
Peut-être voir dessous la glace...
On descendit dans les fossés
Mais : rien. Toujours rien. Rien que rien !
J'étais le pire des vauriens.
Le globe était tout cabossé...
Et je levais au ciel, le soir,
mes yeux noyés d'amères larmes !
Je songeais de tourner les armes
contre ce nul vide d'espoir !
Et je voyais, plié de rire,
le ciel trembler, et les étoiles
pouffer, gonflant toutes leurs voiles !
Puis l'une gaiement me sourire :
Ô Niquedouille, ô triple buse !
C'est moi que tu rangeas là-haut,
Parce qu'en bas, il fait trop chaud !
Viens par ici que l'on s'amuse. !
Mais je ne puis me souvenir
dessous le pied de quel menhir
j'ai pu fourguer cet étranger ?
Car on m'a dit :il vient d’ailleurs,
prends en soin, il nous est précieux,
il nous est un cadeau des dieux,
et n'aurons d'eux rien de meilleur !
J'avais noté... sur le sommet...
cache-le sur le toit du monde...
Chaque jour, tu feras ta ronde
et grandira ta renommée !
Être gardien d'un tel trésor,
celui qui permet de savoir
où l'on est, où l'on va, sans choir,
de réduire le mauvais sort !
J'ai appelé cousins et frères ;
m'engueulèrent, rirent de moi,
dirent que j'en étais le roi... !
Mais, finalement, ils m'aidèrent.
Nous explorâmes la surface :
Rien ! On décida de creuser :
Rien ! Que fallait-il donc oser ?
Peut-être voir dessous la glace...
On descendit dans les fossés
Mais : rien. Toujours rien. Rien que rien !
J'étais le pire des vauriens.
Le globe était tout cabossé...
Et je levais au ciel, le soir,
mes yeux noyés d'amères larmes !
Je songeais de tourner les armes
contre ce nul vide d'espoir !
Et je voyais, plié de rire,
le ciel trembler, et les étoiles
pouffer, gonflant toutes leurs voiles !
Puis l'une gaiement me sourire :
Ô Niquedouille, ô triple buse !
C'est moi que tu rangeas là-haut,
Parce qu'en bas, il fait trop chaud !
Viens par ici que l'on s'amuse. !
©JIM
