Couvaison blanche
3
Je n'aime des saisons la chanson monotone.
Sur quatre temps est enfermé le devenir ;
Il n'est plus de couleur que l'arc-en-ciel détonne
Pourtant, la valse vient les possibles tenir.
Coule le fleuve lent dans sa chanson atone !
L'amorphe transition à peine fait frémir
Le trille d'un oiseau que le gaz rend aphone ;
Le poison enrichit la graisse de l'émir
Car il trône, le gras, isolé sur son siège,
En contemplant sa main se fermer, tel un piège,
Sur tout ce qu'il détient, qui pourtant lui échappe.
Il s'étonne parfois que la Terre s'ébroue,
Agacée par ce paon qui toujours fait la roue.
Il est riche pourtant des miettes sur la nappe.
Sur quatre temps est enfermé le devenir ;
Il n'est plus de couleur que l'arc-en-ciel détonne
Pourtant, la valse vient les possibles tenir.
Coule le fleuve lent dans sa chanson atone !
L'amorphe transition à peine fait frémir
Le trille d'un oiseau que le gaz rend aphone ;
Le poison enrichit la graisse de l'émir
Car il trône, le gras, isolé sur son siège,
En contemplant sa main se fermer, tel un piège,
Sur tout ce qu'il détient, qui pourtant lui échappe.
Il s'étonne parfois que la Terre s'ébroue,
Agacée par ce paon qui toujours fait la roue.
Il est riche pourtant des miettes sur la nappe.
©JIM
