L’oiseau mazouté
3
Flottant en silence, cœur en exil,
L’oiseau gémissait des soupirs flétris.
Un ciel noir s’ouvrit funeste et subtil
Où un astre blafard mourait en cris.
Loin du rivage où naviguent les songes,
Il dériva sur des eaux sans étoiles.
Un phare larguait ses feux de mensonges
Sous la brume étrange, faisceaux d’opales.
Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons de lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.
Dans une spirale où l’ombre survit,
La mer l’emporta au fond des horreurs.
La mort reflétant la lune asservie,
Un cri noir tordit ses ailes en pleurs.
L’oiseau s’engloutit dans la mer fossile;
Ses plumes poissées, miroir de souillures,
Disparurent dans ce gouffre indocile
Ruisselant d’éclats de larmes impures.
Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons de lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.
Loin du rivage où naviguent les songes,
Un ciel noir s’ouvrit, funeste et subtil.
Un phare larguait ses feux de mensonges,
Gardien en silence, cœur en exil.
Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons du lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.
L’oiseau gémissait des soupirs flétris.
Un ciel noir s’ouvrit funeste et subtil
Où un astre blafard mourait en cris.
Loin du rivage où naviguent les songes,
Il dériva sur des eaux sans étoiles.
Un phare larguait ses feux de mensonges
Sous la brume étrange, faisceaux d’opales.
Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons de lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.
Dans une spirale où l’ombre survit,
La mer l’emporta au fond des horreurs.
La mort reflétant la lune asservie,
Un cri noir tordit ses ailes en pleurs.
L’oiseau s’engloutit dans la mer fossile;
Ses plumes poissées, miroir de souillures,
Disparurent dans ce gouffre indocile
Ruisselant d’éclats de larmes impures.
Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons de lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.
Loin du rivage où naviguent les songes,
Un ciel noir s’ouvrit, funeste et subtil.
Un phare larguait ses feux de mensonges,
Gardien en silence, cœur en exil.
Une fée ailée poussée par le vent
Livra à la nuit l’oiseau dérivant.
Aux rayons du lune, un chant s’éleva,
Triste fado, digne d’une diva.
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