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La nuit de Geai

Toi, dont les éclats vifs n'ont encore atteint l'œil
De tous ceux qui t'épient, de tous ceux qui te guettent
Ainsi des galopins, le doigt sur la braguette ;
Toi, à peine naissante et porteuse de deuil,

Tu es la vierge noire en laquelle le seuil
De tous les avenirs, en ton cœur, en ta tête,
Lentement sont conçus, puis partent en goguette ;
Trop pure pour que vint de toi le moindre écueil !

Qu'il y eût un début à la prime lumière,
C'est de tes feux éteints que tu nous le démontres :
Le ciel ne brûle pas ! Et avant toutes montres,

La durée au néant n'était pas coutumière.
L'hypocrite soleil et les vaines étoiles
N'ont pas posé sur toi leurs luminescents voiles.
Autre titre : Le glandeur bavard
(Garrulus glandarius)

©JIM

Tous droits réservés © Poème posté le 18/09/2023 par Jim

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