L'esquif
7
Celui qui n’imagine pas
La lune dans le soir sourire,
Qui n’aperçoit pas l’angora
Du châle brun que le ciel tire,
Cet autre qui ne sait surprendre,
Moitié noyé dans le tableau,
Le couchant soleil rose tendre
A l’océan peindre ses eaux
Ne peut connaître la merveille
De la fossette de ta joue,
Le duvet doux de ton oreille,
Le frisson courant sur ton cou,
Ni deviner qu’est une fleur
Ton sensuel et fin discours
Empreint d’audace et de l’odeur
D'une secrète ode à l'amour ;
Par toi sont parfums et couleurs,
Je le sais maintenant que j’aime!
Je vivais peu et sans douceur
Aux tourbillons que ma vie sème,
Sans savoir diriger mon pas,
L’âme assoupie à ton murmure.
Je fus l'esquif ne sachant pas
Que tu es sœur de la Nature,
De l’onde bleue de l’existence
Aux gerbes blanches, sans remous,
Dont la rumeur m’est confidence
Et doucement frôle ma proue.
La lune dans le soir sourire,
Qui n’aperçoit pas l’angora
Du châle brun que le ciel tire,
Cet autre qui ne sait surprendre,
Moitié noyé dans le tableau,
Le couchant soleil rose tendre
A l’océan peindre ses eaux
Ne peut connaître la merveille
De la fossette de ta joue,
Le duvet doux de ton oreille,
Le frisson courant sur ton cou,
Ni deviner qu’est une fleur
Ton sensuel et fin discours
Empreint d’audace et de l’odeur
D'une secrète ode à l'amour ;
Par toi sont parfums et couleurs,
Je le sais maintenant que j’aime!
Je vivais peu et sans douceur
Aux tourbillons que ma vie sème,
Sans savoir diriger mon pas,
L’âme assoupie à ton murmure.
Je fus l'esquif ne sachant pas
Que tu es sœur de la Nature,
De l’onde bleue de l’existence
Aux gerbes blanches, sans remous,
Dont la rumeur m’est confidence
Et doucement frôle ma proue.
