Rose sœur mon trésor, te fleurir est ma cause.
Tu naissais l'innocente, et cédait la déesse,
Te parant d'incarnat d'amoureuse prêtresse,
Pour ce monde, une ondine à vêtir d'ecchymoses.
Ta voie fut de souffrance, où combattre est ton sort.
La vie est ta victoire, et tes ailes, paroles.
Charnelle parmi eux, par vengeance tu voles,
S'ils vont. Sylvestre, un arbre élève par l'essor
Ce qui t'effeuille au Ciel pour te couvrir en nue.
Nulle lune ne luit sans la nuit, ton essence.
Mon jour rouge à brûler flambait de ta naissance
En ce foyer, couchant qui mêle cendre et cieux,
Nos flammes, consumées des amours audacieux
À mourir, jumelle où le Divin s'insinue.
