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Tahor, ce petit singe aux yeux fixes qui louchent,
Ne se contentait plus des restes délaissés
Par les grands prédateurs. S'il s'était abaissé
A la charogne, il dévorait en fine bouche

Ces gibiers qui laissaient du passage leurs traces.
Chacune d'elles distinguait le malade du sain,
Le sexe, l'âge, et le petiot encore au sein,
Et le chemin suivi parmi les herbes grasses.

En grognant, il montrait du doigt la piste à suivre
Pour trouver cette chair qui de la faim délivre.
Par besoin de survie, il devint la menace

Que les fauves anciens évitent avec soin.
Sur les murs il peignit l'exploit venu de loin ;
La prairie est un livre où s'inscrivent les chasses.
©JIM

Tous droits réservés © Poème posté le 07/04/2023 par Jim

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