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Prélude au printemps
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La terre étreint l’envie profonde
lovée aux plis de ses jupons
du lourd plaisir d’être féconde
au plus secret de ses sillons

La terre épouse le frisson
des sèves grasses qui s’éveillent
et défroissent dans leur cocon
des nymphes qui tendaient l’oreille

Les buissons perlent du concert
de gros bourgeons pleins d’invectives
Des sources naissent sous les pierres
les fossés débordent d’eaux vives

Au bord du champ la haie chemine
ses chênes manches retroussées
pétrissent à pleines racines
le talus qu'ils ont engrossé

Cette puissance cette faim
du paysage que dilate
l’impatience au creux de ses reins
le font lever comme une pâte

© Poème posté le 19/03/2024 par Arielle

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