Tel un dindon
L'œil de l'autre est comme un miroir
ou le reflet d'une fenêtre,
dans lequel chacun peut se voir
sans pour autant se reconnaître.
Pour voir le blanc, il faut le noir
du tableau ; il n'est pas de maître
sans valet, son faire-valoir :
sans son contraste, on ne peut être,
tel un dindon, fier comme un paon
pompeux dans son habit pimpant,
qui se pavane et qui s'ébroue
à son image, sans le don
comme lui de faire la roue,
d'un dédain digne d'un dindon.
ou le reflet d'une fenêtre,
dans lequel chacun peut se voir
sans pour autant se reconnaître.
Pour voir le blanc, il faut le noir
du tableau ; il n'est pas de maître
sans valet, son faire-valoir :
sans son contraste, on ne peut être,
tel un dindon, fier comme un paon
pompeux dans son habit pimpant,
qui se pavane et qui s'ébroue
à son image, sans le don
comme lui de faire la roue,
d'un dédain digne d'un dindon.
...
Ne pas voir le bout de son nez
exposé en place publique,
c'est voir ses défauts condamnés
à se soumettre à la critique.
L'œil sur soi, juge sans grief,
ne voit pas plus loin qu'un myope ;
unique, inique et sans relief
pareil à celui d'un cyclope.
Ne pas voir le bout de son nez
exposé en place publique,
c'est voir ses défauts condamnés
à se soumettre à la critique.
L'œil sur soi, juge sans grief,
ne voit pas plus loin qu'un myope ;
unique, inique et sans relief
pareil à celui d'un cyclope.
