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Au seuil, ai grand plaisir
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Au seuil, ai grand plaisir de vous attendre,
De votre absence ayant su le jouir ;
Mais si proche de vous, n'ose prétendre
Que de vous n'être aimé, choisis mourir.
Partir, voler,
Que le tendre du cœur ne soit molé !
Plutôt, que d'être seul et sans espoir,
De vous rêver dans la brume du soir.

Du cher désir d'hier, il faut suspendre,
Au lent matin qui vient, prime soupir.
Sous la flèche le bois est bien plus tendre
Pour qui la devança, sachant courir.
Amant rôlé,
Maintenant que son charme a enjôlé
Le mensonge versé par le miroir,
De vous rêver dans la brume du soir.

Les amants craignent l'aube, venue fendre
L'union des cœurs opposée au périr
Mais, chaque jour, la neuve nuit engendre
Le rire en pleurs que rosée vient quérir.
Qui d'affolé ?
Quand nous voyons le soleil cajoler
Ces mains partager le même vouloir,
De vous rêver dans la brume du soir.

Amour n'est-il le plus doux des douloir ?
De vous rêver dans la brume du soir.
©JIM

© Poème posté le 09/01/2024 par Jim

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