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Apotropée

Au sacre affreux du plaisir volé,
Des monstres naïfs t’avaient massacré le rire ;
Ils ont fait ton souffle, où rien d’or ne peut plus bruire,
Creusé ce vertige alvéolé…

Chute diffractée, abîme banal du vide,
Au réel diapré du limbe urgent
Que donne un espoir irrésurgent
(L’abîme, le temps fracassé te le dévide)…

Et bientôt – déjà, bien que trop tard,
Disparaît ton chant, puis les flux lents de l’espace,
Ainsi qu’un corps vain, fanent, comme le vent passe

Et fauche au hasard.

Tous droits réservés © Poème posté le 06/12/2023 par Salus

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