Sous un ciel de traîne,
les mâts des voiliers perdus
se sentent en quarantaine
et comme reclus
Car la nuit hautaine
dans ses nuages barbus
les avale en son domaine :
ni vus ni connus
Aucun sauveteur
pour voir dans cette noirceur.
D'espoir il n'est plus.
La course est finie.
Les nuages de sortie
leur tombent dessus.
