Désespoir
7
Je ne connais plus ce visage,
Lourd maquis de poils noirs et durs,
Mes yeux hagards à leur vitrage
N’ont qu'un carré de ciel obscur.
Tu es partie… Cette béance
M’ouvre le cœur et y insère
Le poisseux fruit d’une souffrance
Dont je ne sais pas me défaire.
Rien ne semble désormais beau
Des draps satinés de ma couche
Qui ne renvoient plus le halo
De ton bras rose et de ta bouche
Pas même l’éclat de la lune,
De son œil charmé au vitrage,
Lors de ces élans de nuits brunes,
Qui illuminait ton visage.
Mon corps, où tressaillent encore
De forts mais piquants souvenirs,
Survit dans l’or de leurs amphores
Au son lointain de tes soupirs.
Et la nuit peint ma silhouette
Allongée seule dans le noir
Aux tons sombres de sa palette,
Couleur chagrin et désespoir.
Lourd maquis de poils noirs et durs,
Mes yeux hagards à leur vitrage
N’ont qu'un carré de ciel obscur.
Tu es partie… Cette béance
M’ouvre le cœur et y insère
Le poisseux fruit d’une souffrance
Dont je ne sais pas me défaire.
Rien ne semble désormais beau
Des draps satinés de ma couche
Qui ne renvoient plus le halo
De ton bras rose et de ta bouche
Pas même l’éclat de la lune,
De son œil charmé au vitrage,
Lors de ces élans de nuits brunes,
Qui illuminait ton visage.
Mon corps, où tressaillent encore
De forts mais piquants souvenirs,
Survit dans l’or de leurs amphores
Au son lointain de tes soupirs.
Et la nuit peint ma silhouette
Allongée seule dans le noir
Aux tons sombres de sa palette,
Couleur chagrin et désespoir.
