Le vilain temps
2
Les tumultes du vilain temps
Griffent à vif les paysages
Sous le mauvais déferlement
De pluies intenses et d’orages.
Tempêtant à l’orée du soir
D’un ton âpre et désemparant,
De ciels gris tombe vivement
La rhapsodie d’un désespoir.
Courbées dans leurs graciles corps
Par tant d’averses et d’attaques,
Les cyclamens fixent la mort,
Le visage dans une flaque.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Leurs tombeaux comme en un vertige,
Les parcs agités de sanglots
Tressaillent aussi et s’affligent.
Les grues troublées battant des ailes,
Dans le sourd concert des ondées,
Fuient cette folie dans laquelle
Le vent leur semble avoir sombré.
Seul l’homme exposé au malheur,
Sous les eaux d’un déluge épais,
Comprend d’où vient cette fureur
Qui ne lâche pas sa croisée.
Griffent à vif les paysages
Sous le mauvais déferlement
De pluies intenses et d’orages.
Tempêtant à l’orée du soir
D’un ton âpre et désemparant,
De ciels gris tombe vivement
La rhapsodie d’un désespoir.
Courbées dans leurs graciles corps
Par tant d’averses et d’attaques,
Les cyclamens fixent la mort,
Le visage dans une flaque.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Leurs tombeaux comme en un vertige,
Les parcs agités de sanglots
Tressaillent aussi et s’affligent.
Les grues troublées battant des ailes,
Dans le sourd concert des ondées,
Fuient cette folie dans laquelle
Le vent leur semble avoir sombré.
Seul l’homme exposé au malheur,
Sous les eaux d’un déluge épais,
Comprend d’où vient cette fureur
Qui ne lâche pas sa croisée.
